André Mareschal, La Généreuse Allemande ou le Triomphe d’amour tragi-comédie…
“ Je ne puis vivre de la sorte Dans le honteux débris d'un destin ruiné, Et pour sortir enfin d'un malheur obstiné Un fer m'en ouvrira la porte : Je n'ai déjà que trop différé ce dessein ; Mais je crois que la mort s'entend avec ma vie, La cruelle qu'elle est résiste à mon envie, Je la cherche partout, et la porte en mon sein. Chaque moment fait que j'expire, Et tant de morts pourtant ne me consument pas ; Ne saurais-je trouver, ô Dieux ! Un vrai trépas, D'un si véritable martyre ? Je ne vis que par force, et ne meurs qu'en désir ; Le malheur à ce corps sert d'une âme nouvelle ”
