Résumé

L.-C. Discret Les noces de Vaugirard ou Les naifvetéz champestres…

Le plus ardent désir qui possède leur âme, Est de leur voir changer le nom de fille, en femme : Il n'y a plus d'enfance à ce que je puis voir, Ô que ma Lidiane a trompé mon espoir. Pancrace mon ami il faut que je vous die, Que si autre eut vu cette action hardie : Me le venant conter je ne l'eusse pas cru, Mais c'est un fait certain que mes deux yeux ont vu. Un berger la baisa auprès de notre porte, Dont alors de regret j'étais à demi-morte.
Pancrace Je ne trouve point là de quoi vous tourmenter, C'est un jeune appétit qui se veut contenter : On est impatient d'avoir ce qu'on désire.
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L.-C. Discret Les noces de Vaugirard ou Les naifvetéz champestres…

Amarille Pleure Amarille hélas ton malheur sans pareil, Que les larmes jamais ne sèchent dans ton œil, Soupire incessamment ton douloureux désastre L'amante, sans repos l'injure de ton astre : Crie, gémis, plains toi, remplis l'air tout de pleurs, Pour émouvoir le ciel à plaindre tes douleurs Et faire que ton mal le rende favorable, Pour en punir l'auteur d'un foudre inévitable : Bon Dieux cela est juste et selon l'équité, Vous savez ma constance et l'infidélité : Du Berger Polydas et de sa Lidiane, Où êtes-vous Didon, vous crétoise Ariane.
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L.-C. Discret Les noces de Vaugirard ou Les naifvetéz champestres…

Aussi, pour divertir mon esprit des pensées, Qui me font toujours voir mes fortunes passées, Je veux l'entretenir sur les charmants appas, Et parfaites vertus du berger Polydas, Mon Dieu qu'il est aimable et qu'il a bonne grâce, La beauté de l'esprit correspond à la face : Ce miracle d'amour a des yeux ravissants, Et dans ses cheveux d'or s'enchaînent tous mes sens. S'il est aussi constant comme il est agréable, Certes en vérité son corps est adorable : Et je croirai plutôt que ce soit quelque Dieu En berger déguisé, qu'un pasteur de ce lieu.
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