Jean-Pierre Camus

Jean-Pierre Camus

Résumé

Portrait de Jean-Pierre Camus Jean-Pierre Camus Alcime, par J.-P. Camus,... (1858)

Je vais mourir, et je ne veux point que Dieu me pardonne jamais, si j'use dans mon récit d'aucun déguisement, d'aucune feinte.
Alors le silence de Capoléon lui semblant être un consentement, il exposa le mieux et le plus brièvement qu'il put comment il avait trompé la simplicité et la charité du bon père. Il fit sa confession publique avec tant de repentance et de contrition, que son coeur fondait en sanglots, que sa bouche n'exhalait que soupirs, et que de ses yeux coulaient autant de larmes que de ses plaies ruisselait de sang. Que de pardons demanda-t-il à Dieu et à Capoléon !
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Camus Jean-Pierre Camus Alcime, par J.-P. Camus,... (1858)

ALCIME. 199
comment la main de Dieu punit les méchants, méditant cette parole du Psalmiste : Mon Dieu, vous les prenez et vous les faites tourner devant vous comme de la paille battue du vent. Non, Seigneur,
Au méchant tu n'es point propice ; Car tu n'es point Dieu d'injustice ; Le méchant chez toi n'est admis. Des fous l'insolence égarée Devant toi n'a point de durée : Les pervers sont tes ennemis. Tu perdras, justement sévère. Ceux dont la parole est contraire A ce qu'ils ont dedans leur coeur ; Du meurtrier l'âme impitoyable, Au Seigneur est abominable, Et l'homme au courage trompeur.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Camus Jean-Pierre Camus Alcime, par J.-P. Camus,... (1858)

Quel étonnement saisit cette femme qui se voit sortir des abîmes plus morte que vive et couronner de bénédictions au lieu de vengeance. Cependant comme la mauvaise conscience n'a jamais de sûreté, elle craint toujours, et quelquefois il lui semble qu'on déguise vis-à-vis d'elle, et qu'on va bientôt la mener au sacrifice, comme les victimes anciennes, au milieu de la musique et des fleurs. Enfin, peu après, elle se rassure, sachant, par lé récit de l'événement que chacun rapporte à sa fantaisie, qu'Alcime, s'étant sauvé sans être reconnu, avait été pris seul pour une troupe de voleurs.
Source : Gallica

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