George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
(1858)
“ La meule enflammée s’était écroulée ; on se battait dans l’obscurité ; l’enfant ne pouvait suivre que par l’audition des bruits confus les péripéties de l’action. Il jugea que l’intervention du robuste et brave Aristandre rendait le courage aux défenseurs du manoir ; mais, après quelques instants d’incertitude qui lui parurent des siècles, il lui sembla que les assaillants gagnaient du terrain, que les cris et les piétinements reculaient jusqu’au pont dormant, et, dans un court moment d’affreux silence, il entendit un coup de feu et la chute d’un corps dans la rivière. ”
