George Sand,
Les Beaux Messieurs de Bois-Doré
(1858)
“ Lauriane jeta une pièce plus grosse, le marquis un petit écu d’or, Lucilio une monnaie de cuivre, et d’Alvimar un caillou, en disant : — Comme je vois que les gages seront donnés au devin je trouve que celui-ci ne mérite que d’être lapidé. — Prenez garde, lui dit Lauriane en souriant, il ne vous prédira que des ennuis ; on sait bien qu’en fait d’horoscope, on n’en a jamais que pour son argent. — Ne croyez pas cela ; le destin est mon maître, dit La Flèche, qui brouillait les gages dans une espèce de tirelire, et qui tout à coup affecta de parler sans phrase et d’un air fatal. ”
