Madeleine de Scudéry,
Artamène ou le Grand Cyrus
“ Ouy Madame, je lis dans vostre cœur cette secrette joye qui se mesle à vos douleurs : & malgré cela je vous respecte, je vous aime, & je vous adore. Jugez Madame, s’il y a de la comparaison entre l’amour qu’Artamene a pour vous, & celle que j’ay : car enfin il se voit aimé, de la plus belle Personne de toute la Terre : quelle merveille y a t’il donc qu’il soit fidelle, pour une illustre Princesse, qui méprise tout ce qu’il y a de plus Grand au monde pour luy, & qu’on luy voye aimer, ce qui l’aime si tendrement ? ”

