Madeleine de Scudéry,
Artamène ou le Grand Cyrus
“ J’ay aimé Aglatidas, il est vray : mais je l’ay aimé, non seulement parce qu’il m’aimoit ; mais parce que mes parens ont creû, qu’il avoit de la sagesse & du jugement : & qu’il avoit toutes les qualitez qui peuvent faire un honneste homme. De plus, ne devois-je pas croire, que la Fortune m’ayant fait naistre assez riche, son propre interest feroit en son cœur, ce que mon peu de beauté ne pourroit pas faire ? & que soit qu’il fust sensible à l’amour ou à l’ambition, je pouvois esperer qu’il seroit fidelle ? ”
