Pierre de Bourdeille Brantôme

Résumé

Pierre de Bourdeille Brantôme Vies des dames galantes

Je ne parle pas seulement des femmes mariées, mais de plusieurs autres, qui, pour une seule petite faveur, ont fait faire à leurs serviteurs beaucoup de choses qu'ils n'eussent pas fait; car quel contentement leur est-ce, quelle ambition et eschauffement de cœur? Est-il plus grande que, quand on est en guerre, que l'on songe que l'on est bien aymé de sa maistresse, et que si l'on fait quelque belle chose pour l'amour d'elle, combien de bons visages, de beaux attrait, de belles œillades, d'embrassades, de plaisirs, de faveurs, qu'on espère après de recevoir d'elles.
Source : Gutenberg

Pierre de Bourdeille Brantôme Vies des dames galantes

Hé, quelle est la chose au monde que l'on puisse voir plus belle qu'une belle femme, soit habillée ou bien parée, ou nue entre deux draps? Pour l'habillée, vous n'en voyez que le visage à nud; mais aussi, quand un beau corps, orné d'une riche et belle taille, d'un port et d'une grace, d'une apparence et superbe majesté, à nous se présente à plein, quelle plus belle monstre et agréable veuë peut-il estre au monde?
Source : Gutenberg

Pierre de Bourdeille Brantôme Vies des dames galantes

Leurs consolants et consolantes, qui n'y pensent point en mal et y vont à la bonne routine, y perdent leur escrime et ne gagnent rien d'aucuns; et d'aucuns de ceux-là quand ils y voyent que leur patiente et leur dolente ne fait pas bien son jeu ni la grimacée, les instruisent. Comme une dame de par le monde que je sçay, qui disoit à une autre qui estoit sa fille: «Faites l'esvanouye, mamie; vous ne vous contraignez pas assez.»
Source : Gutenberg

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