Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
Le Sopha (1742)
“ « Croyez-vous, lui demanda enfin Nassès, que Mazulhim vous aimât mieux que je ne fais ? — « Il me louait davantage, répondit-elle : mais il me semble que vous m’aimez mieux. — « Je ne veux vous laisser aucun lieu de douter de ma tendresse, repartit-il ; oui, Zulica, vous apprendrez bientôt combien Mazulhim m’est inférieur en sentiment. — « Eh quoi ! reprit-elle, quoi !... » « Nassès ne la laissa pas achever, et elle ne se plaignit pas d’avoir été interrompue. — « Ah ! Nassès ! s’écria-t-elle tendrement, que vous êtes digne d’être aimé ! » ”

