Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
Le Sopha (1742)
“ Malgré sa répugnance, Zulica céda enfin aux empressements de Zâdis : mais ce fut avec une décence ! une majesté ! une pudeur ! dont on n’a peut-être pas d’exemple en pareil cas. Un autre que Zâdis s’en serait plaint sans doute ; pour lui, attaché aux plus minutieuses bienséances, la vertu déplacée de Zulica le transporta de plaisir, et il imita du mieux qu’il put l’air de grandeur et de dignité qu’il lui voyait, et fut d’autant plus content d’elle qu’elle lui témoignait moins d’amour. ”
