Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
Le Sopha (1742)
“ Ce jour même elle avait été extrêmement tentée de faire son bonheur ; elle s’était dit tout ce que peut se dire une femme qui veut se vaincre elle-même sur ce qu’elle oppose à son amour ; elle s’était exagéré la constance et les soins de Zulma, ce désir toujours si pressant qu’il avait de lui plaire : elle se souvenait même avec plaisir qu’il avait toujours mieux aimé être trompé qu’infidèle. Zulma d’ailleurs était jeune, spirituel, bien fait, toutes choses sur lesquelles elle ne croyait pas appuyer, mais qui n’en étaient pas moins celles qui l’avaient le plus touchée. ”
