“ Les paysans étaient occupés à leur saine besogne et dans le ciel léger les alouettes chantaient avec allégresse la douceur bénie du printemps. Une fraîche odeur de sève et de renouveau montait de la terre.M. Triphon secoua énergiquement la tête, comme pour se débarrasser d'un joug insupportable. «Je n'irai pas! Je n'irai pas!» se dit-il à voix haute, à lui-même. Non; il n'irait pas voir Sidonie et son enfant. Il ne voulait pas; cela ne se pouvait pas. Il en prévoyait les suites inévitables: l'orage violent à la maison, le scandale public, son existence désormais impossible au village. ”
Cyriel Buysse
Résumé
“C'Était ainsi”, est une œuvre de Cyriel Buysse. Des thèmes tels que Triphon, Sefietje ou Pierken y sont abordés.
Citations de C'Était ainsi (Cyriel Buysse)
“ Nous voulons devenir des êtres humains, monsieur, non plus des bêtes de somme. Oui, des êtres humains, madame!» jeta Pierken en se tournant vers Mme de Beule ... «des êtres humains, M. Triphon, vous qui savez comme nous peinons, du matin au soir, pour vous et vos parents! Dites-nous donc, M. Triphon, ce que vous pensez de nos revendications! Dites-nous ce que vous feriez si....»—Hors d'ici, propre-à-rien! Vagabond! hurla soudain M. de Beule, au paroxysme de la fureur, en se tournant vers son fils, comme si celui-ci eût été la cause de tout. ”
“ Il fronça comme un ouragan dans l'huilerie et aussitôt M. Triphon l'entendit «partir» avec frénésie; les perturbateurs avaient leur compte. Le bruit de ses éclats de voix dominait le tonnerre trépidant des pilons. Il hurlait, comme toujours, qu'il flanquerait tout le monde à la porte, et, hoquetant de rage, il revint avec Muche dans la cour, bouscula M. Triphon en jurant et se précipita dans la «fosse aux femmes», où il recommença à «partir» avec ardeur, bien qu'elles ne fussent pour rien dans l'affaire.M. Triphon s'en alla prudemment avec Kaboul faire un tour au jardin. ”
