Ivan Tourgueniev,
Mémoires d’un seigneur russe
(1883)
“ A ta volonté, à ta volonté ; tu me pardonneras, cher monsieur; chez moi tout se fait, tout va à l'ancienne manière; je suis un homme simple, un homme du bon vieux temps. » M. Tchernobaï parlait sans hâte, d'une voix toujours égale ; il dit de même, sans élever le ton et en allongeant seulement les intonations, en parlant à son cocher qu'il ne voyait pas encore : « Nazare! hé! Nazare! » Nazare, vieillard au visage tout strié de rides profondes et fantasquement entre-croisées, au nez d'épervier et à la barbe en forme de coin à fendre, se montra sur le seuil de l'écurie. ”
