Georges Ista

Élements biographiques

Portrait de Georges Ista Georges Ista Par un beau dimanche

Et l’on vit Pas-Bon debout sur le seuil, hideux, épouvantable, la face entièrement rougie par le sang jailli d’une blessure qu’il s’était faite au front, en plongeant. Il tenait à pleins bras Marie inanimée, ruisselante d’eau, des marguerites éparses dans ses cheveux dénoués. Parmi la stupeur figée de tous, l’idiot marcha vers la table, y posa son précieux fardeau en grommelant, de sa voix sourde et rauque :
— Pas bon... Pas bon...
Puis il s’ébroua, comme un gros terre-neuve qui sort de l’eau.
— Mais vous m’éclaboussez, espèce d’imbécile ! clama Hougnot indigné.
Source : Wikisource

Portrait de Georges Ista Georges Ista Contes et nouvelles

Le corps de Jean Travers était allongé sur son lit, rigide et immobile. La main droite se crispait encore sur un revolver et la tempe s’étoilait d’une affreuse tache noire, d’où coulait une longue traînée rougeâtre.
Louisette rentra, un filet plein de provisions à la main. Devant le hideux spectacle, elle resta un instant immobile, les bras tombés le long du corps, puis clama soudain :
— Espèce d’idiot ! Si tu crois que ça prend !
Jean Travers ouvrit les yeux, s’accouda sur l’oreiller, et répondit d’une voix maussade :
— Il n’y a jamais moyen de rigoler avec toi !
Source : Wikisource

Portrait de Georges Ista Georges Ista Par un beau dimanche

Eudore vivait dans l’auberge comme un soudard en pays conquis, buvant comme un trou, mangeant comme un ogre, ne touchant à rien que pour briser ou méfaire, rinçant la dalle à tous les mauvais sujets de la contrée, faisant fuir la plupart des clients sérieux, tant il les traitait avec ironie et sans-gêne, et rossant imperturbablement sa femme dès qu’elle essayait de le contrecarrer en quoi que ce fût. Du reste, gai comme un pinson et chantant toute la journée, sans même s’interrompre quand le souci de son bien-être l’obligeait à épousseter à coups de pied les jupes de Séraphie.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature