Juan Nepomuceno Adorno

Élements biographiques

Juan Nepomuceno Adorno Mélographie ou Nouvelle notation musicale (1855)

Tous les sons dont s'est enrichi jusqu'à ce jour l'art de la musique sont contenus dans une série graduée qu'on appelle échelle chromatique. Cette série peut être reproduite plus grave ou plus aiguë ; et l'ensemble de ces séries semblables se nomme l'étendue d'octaves d'un instrument ou de la voix humaine.
Le piano est l'instrument qui renferme le plus grand nombre d'octaves, et en même temps celui qui représente le mieux à la vue l'étendue et la qualité des sons.
Ces sons se divisent en sons naturels et en sons intermédiaires qu'on appelle sons diésés et sons bémolisés.
Source : Gallica

Juan Nepomuceno Adorno Mélographie ou Nouvelle notation musicale (1855)

Le piano ne peut lier les sons comme la voix et le violon, et voilà un des véritables défauts de la nature et de la construction de cet instrument : pour produire un son, il faut frapper la corde avec un marteau, et ce coup plus ou moins faible interrompt toujours la véritable liaison des sons.
Mais le piano est-il un instrument faux? produit-il une gamme corrompue ou contre nature ?
Source : Gallica

Juan Nepomuceno Adorno Mélographie ou Nouvelle notation musicale (1855)

Le sens de l'ouïe a été donné à l'homme par la Providence, non- seulement afin qu'il pourvoie à sa propre conservation, mais encore pour son instruction et son plaisir. Quand nous remarquons que sans l'ouïe les hommes ne pourraient se communiquer leurs besoins ni leurs connaissances, nous voyons l'immense importance de ce sens admirable. Mais si nous ajoutons aux intérêts vitaux et sociaux les délicieuses sensations que nous procure la musique, nous remarquons que la faculté d'entendre est tellement précieuse, qu'avec raison beaucoup la préfèrent à la faculté de voir
Source : Gallica

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