Marius Vachon

Élements biographiques

Marius Vachon Le nouvel hôtel de ville de Paris… (1900)

Et, le fond de ces deux frises sera, pour le peintre et le littérateur, les pins synthétisés en arabesques sur l'été mauve, éclairés par les dernières lueurs du soleil couchant ; pour le sculpteur et le musicien, les peupliers, à l'automne détachant leurs feuilles d'or sur le même ciel mauve et recevant aussi les belles lueurs du couchant. Les Muses iront encore dans les écoinçons ; l'une sera triste, l'autre contemplative, la troisième
éloquente, et la quatrième méditative. Et, partout, le chardon dira son symbole de souffrance, et la fleur la rare joie de la vie d'artiste.
Source : Gallica

Marius Vachon Les marins russes en France (1893)

Vive la Russie ! Les officiers font signe qu'ils veulent parler; on n'entend plus un bruit; alors, penchés sur la foule, et levant tous ensemble leurs casquettes blanches, ils répondent d'une voix retentissante : Vive la France ! Quelques-uns se détachent rapidement du groupe, disparaissent, et, au bout de quelques secondes, reviennent sur le balcon les bras pleins de fleurs. Ils ont mis au pillage toutes les tables du banquet et ils lancent à la volée sur la place les gerbes et les bouquets. Alors c'est du délire; les applaudissements et les hourras couvrent les fanfares de l'Harmonie.
Source : Gallica

Marius Vachon Pour devenir un artiste : maximes… (1903)

J'étais malingre, et suis revenu fort; mon cerveau s'est ouvert singulièrement, et j'ai pris contact avec la nature, qui m'est apparue pour la première fois dans toute sa splendeur.
GÉROME.
Le voyage est décidément la véritable école de l'artiste et de l'homme; et, si l'éducation était mieux entendue, les jeunes gens seraient formés plus tôt, et plus tôt sérieux.
La nouveauté des choses qu'on voit vous surexcite et vous donne une énergie que vous ne pouvez ressentir chez vous,
où vous n'avez d'autres spectacles que ceux auxquels vous êtes habitués depuis votre enfance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature