Résumé

Marius Vachon Le Palais du Conseil d'État et de la Cour des Comptes… (1879)

Je vous promets ma voix, à la condition sine qua non, que Chassériau ait sa muraille. »
Quelques jours après, Chassériau recevait la commande de la partie du haut de l'escalier de la Cour des Comptes ; on lui allouait pour ce travail une somme de 30,000 francs. Lorsque le jeune peintre se trouva en présence du grand escalier, il se dit : « Une telle décoration exige de l'unité dans la conception et l'exécution. Je ferai tout. » Il fait alors préparer toutes les parois de l'escalier, et, sans rien
dire à personne, il esquisse la composition entière.
Source : Gallica

Marius Vachon Le Palais du Conseil d'État et de la Cour des Comptes… (1879)

Sans avoir, au point de vue artitsique et
historique, la même importance que les Tuileries, l'Hôtel de Ville, le Palais de Justice, etc., le palais du Conseil d'État et de la Cour des Comptes n'en était pas moins très intéressant comme oeuvre d'architecture, et ne saurait être passé sous silence dans l'inventaire des pertes subies par l'art français pendant la guerre de 1870-1871 et pendant la Commune, que nous avons entrepris. Ce Palais contenait, en outre, des oeuvres d'art d'une haute valeur, qui méritent d'être sauvées d'un oubli injuste.
Source : Gallica

Marius Vachon Le Palais du Conseil d'État et de la Cour des Comptes… (1879)

La Justice, vêtue d'une tunique blanche sur laquelle voltige un manteau noir, entre avec un geste brusque, ses balances ployées dans sa main crispée, et marche droit aux coupables, dont l'un se cache la figure avec les mains pour se soustraire aux investigations, tandis que l'autre, plus effronté, cherche à dérober le produit de ses concussions, des sacs d'or qui se crèvent et ruissellent ; un troisième, effaré, rampe le long du mur comme une bête fauve traquée et cherche une issue qu'il ne trouve pas.
Source : Gallica

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