Résumé

Ambroise Tardieu Trois mois à Venise, impressions de voyage (1884)

Toute la journée, mais surtout à partir de quatre heures du soir, la place Saint-Marc est le rendez-vous de la société vénitienne. Certains jours de la semaine, on y entend la musique militaire, cette excellente musique italienne, célèbre à bon droit. Des milliers de pigeons s'y abattent ce sont les pigeons de la ville; chacun les respecte; on leur jette du pain; ils mangent dans votre main; se perchent sur votre chapeau, sur votre bras.
Le célèbre carnaval de Venise fleurit encore.
Source : Gallica

Ambroise Tardieu Trois mois à Venise, impressions de voyage (1884)

On ne quitte pas cette ville qui a tant de charmes pour l'archéologue, pour l'artiste, on s'en arrache. Venise! quel souvenir pour moi! A cé nom magique, je suis attendri en pensant à tant de beaux souvenirs Il fallait repartir. II était minuit. Je repassai eu gondole sous mes vieux ponts, sur lesquels j'étais monté et descendu tant de fois. Quand tous dormaient, je quittais ma chère Venise. Adieu, villedes doges, où j'ai passé trois mois des plus agréables de ma vie. Adieu! Je ne t'oublierai jamais. Souvent je pense à toi, à ton ciel bleu, à tes palais.
Source : Gallica

Ambroise Tardieu Trois mois à Venise, impressions de voyage (1884)

Ce pont est chargé d'un grand escalier sur lequel on a élevé, à droite et à gauche, de petits magasins. Du sommet, on aperçoit le Grand-Canal des centaines de gondoles. Un va-et-vient incroyable anime ce vieux pont qui, le soir, présente un spectacle vraiment magique. C'était, pojr moi, un charme singulier que de gravir, chaque jour, le pont du Rialto, de m'accouder sur la balustrade, et d'observer le mouvement de toutes les gondoles, d'entendre les cris des marchands qui s'y installent.
Le jour même de mon arrivée à Venise, dès neuf heures du matin, je cours sur la place Saint-Marc.
Source : Gallica

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