Édouard Alletz, Discours sur la puissance et la ruine de la République de Venise
“ Ainsi le gouvernement de Venise ressemblait à la nature qui se meut et ne change pas, et où les éléments font naître l’harmonie de leur combat même. La constitution demeurait stable et invincible, puisque les diverses classes opposées entre elles travaillaient, à cause de cette contrariété même, à la gloire et au salut de l’État. La crainte, la jalousie, la haine, l’orgueil, la servitude, la tyrannie, toutes les mauvaises passions, convenaient à soutenir la redoutable majesté des lois. ”
