Résumé

J.-W. Probyn Milan et Venise depuis la guerre de 1859

La population est unie dans une haine commune contre le gouvernement étranger qui la domine. En vain celui-ci offre à Venise une participation dans le nouveau système autrichien inauguré par la patente de février 1861 ; Venise n’en veut pas, elle demande seulement que l’étranger sorte du territoire. Tant qu’il y restera, le peuple de Venise ne cessera de manifester son horreur pour le gouvernement de l’empereur François-Joseph et son attachement à celui du roi Victor-Emmanuel. Ni les menaces ni les offres de l’Autriche ne produiront aucun effet sur la résolution unanime de la Vénétie.
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J.-W. Probyn Milan et Venise depuis la guerre de 1859

La municipalité de Venise ne se serait-elle pas empressée, comme celle de Milan, de pousser en avant cette œuvre si digne d’un peuple libre, et qui lui est si absolument nécessaire ? N’aurait-elle pas concouru aux travaux pour l’amélioration matérielle de la cité ? N’aurait-on pas vu se former en Vénétie, comme dans la Lombardie, des sociétés, anonymes et des sociétés en commandite, afin de poursuivre des entreprises d’utilité publique ?
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J.-W. Probyn Milan et Venise depuis la guerre de 1859

Sans la Vénétie, tout le monde lèsent, même à Vienne, l’Autriche serait plus riche et plus forte, on n’en saurait douter, car elle serait à même de diminuer de beaucoup et son armée et ses dépenses. De plus, si la vraie frontière de l’Italie et de l’Autriche, celle des Alpes, était enfin placée par une sage politique là où la nature l’a mise, non-seulement cesserait aussitôt l’hostilité qui divise les deux pays, mais il se créerait entre eux un commerce également avantageux pour l’un et pour l’autre.
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