Résumé

G. F. Avesani La Paix de Villafranca, réflexions… (1859)

Devons-nous dire que tandis que le premier Napoléon comptait sur l'opinion de la France, en opposition aux ordres du Directoire, Napoléon III eut l'opinion de la France avec lui lorsqu'il donna sa parole impériale, mais non pas lorsqu'il y a manqué? Devons-nous dire de l'un ce qui a été dit de l'autre, que l'intérêt personnel altère les calculs du grand homme, et imprime une tache sur un acte qui, s'il a été le premier et le plus beau du jeune général, n'a été ni le premier, ni le plus beau du mûr homme d'Etat.
Source : Gallica

G. F. Avesani La Paix de Villafranca, réflexions… (1859)

Ah! pourquoi Napoléon, coupant par la moitié cette oeuvre glorieuse et salutaire aussi bien pour la France que pour l'Italie, a-t-il voulu rejeter la Vénétie dans un ajournement sans terme ?
Et pourtant, la fameuse brochure, avant même le programme plus fameux encore, continuait ainsi : « Il y a des causes qui ne « peuvent pas succomber dans le monde ; celle-ci est du nombre, « parce qu'elle n'est ni égoïste, ni exclusive, c'est la cause de la « nationalité d'un peuple vivant et de l'équilibre de l'Europe. »
Source : Gallica

G. F. Avesani La Paix de Villafranca, réflexions… (1859)

Mais le peuple ne s'est pas contenté de ce spectacte ; le Piémont, quoique agrandi, n'en est pas content non plus; la Lombardie n'en est pas contente, quoique délivrée, parce qu'outre la perle de la Vénétie, elle se sent humiliée par la forme de son émancipation, étant cédée justement comme un mancipium, de François-Joseph à Napoléon, et de Napoléon à Victor-Emmanuel. Toscane, Modène, Parme ne sont pas contentes, puisque Napoléon leur conseille ou ordonne de rappeler leurs anciens souverains.
Source : Gallica

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