Résumé

Portrait de Marc Monnier Marc Monnier L’Italie à l’œuvre de 1860 à 1868

Florence est comme le prix de cet immense travail, elle vous enchante et vous repose. C’est une vieille ville qui s’entoure d’une ville neuve aux vastes quais, aux larges rues, aux maisons modernes ; mais elle a beau abattre ses murailles pour se confondre avec l’autre, la vieille ville a gardé son caractère. C’est la cité de Dante, de Michel-Ange, de Machiavel, grands noms qui, inscrits partout, gouvernent plus que jamais l’Italie ; c’est le centre intelligent qui depuis le moyen âge attaque Rome, et qui tôt ou tard doit en même temps la désarmer et la couronner.
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Portrait de Marc Monnier Marc Monnier L’Italie à l’œuvre de 1860 à 1868

Vous croyiez trouver une ville morte, un corps inerte dont la tête tranchée est ailleurs, vous vous figuriez que Turin avait tout perdu depuis qu’elle n’était plus la capitale de l’Italie ? bientôt les rues que vous traversez vous rassurent. Les étrangers viennent donc toujours à Turin ? Qu’y viennent-ils faire ? Il n’y a ici ni le palais Pitti, ni le Vatican, ni Pompéi, ni les lagunes : il y a mieux que tout cela, un peuple actif qui, instruit par vingt années de liberté, sait se tirer d’affaire, et n’a pas besoin de commander aux autres pour rester debout.
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C’est la France aujourd’hui, c’est l’Angleterre, c’est la Prusse, qui trouvent toutes ces belles choses. L’Italie, déchirée par les deux grands ennemis qui se l’étaient disputée depuis le moyen âge, le sacerdoce et l’empire, et qui se l’étaient partagée depuis lors en se réconciliant contre elle, l’Italie, morcelée en petits états, isolée de l’Europe, écrasée même par ses souvenirs, était tombée dans un épouvantable état d’ignorance et de misère que nous aurons à constater par des chiffres dans la suite de ce travail.
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