Résumé

J. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ L’Autriche, n’est-ce pas l’étranger ? si elle limite le despotisme italien, n’est-ce pas pour le fortifier ? n’a-t-elle pas manqué au rôle modérateur que lui avait confié la sainte alliance ? n’a-t-elle pas appuyé à Modène, à Rome, à Naples, en Piémont, des cruautés, des abus judiciaires qu’elle proscrit dans ses propres états ? Il n’était pas difficile de signaler les tristes effets de la domination étrangère en Italie. Malheureusement M. Balbo s’est mis au point de vue guelfe plutôt qu’au point de vue national, et il a trouvé moyen d’avoir tort, même à l’égard de l’Autriche. ”
Source : Wikisource

J. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ Au dernier acte, Rome est vaincue. Arnaldo, livré par une trahison pontificale, marche au supplice ; on jette ses cendres dans le Tibre, de crainte qu’un jour le peuple ne l’adore comme un saint. « L’Italie n’aura pas une seconde vie, s’écrie un chœur d’Allemands. — L’Italie ne doit avoir qu’un roi dans le ciel, s’écrie un chœur de Romains. » Serait-ce donc là le dilemme de l’Italie moderne : les Allemands ou la république ?
Les vers de M. Nicolini sont si harmonieux, qu’on dirait qu’il a mis en musique les invectives des guelfes et des gibelins ; tous les actes ont leur tableau final.
”
Source : Wikisource

J. Ferrari,  Revue des Deux Mondes

“ Ainsi, bien qu’ils fussent les vaincus en apparence, les royalistes demeurèrent les plus forts en réalité. Ils pouvaient compter sur ces nobles que la république insultait, sur ces prêtres qu’elle scandalisait, sur ces masses qui s’étaient soulevées à Vérone, à Pavie, à Binasco, à Lugo, à Rome, à Naples, sur ces paysans du Piémont et des autres parties de l’Italie où les soldats français étaient assassinés. La Sardaigne appartenait encore à Charles-Emmanuel, la Sicile à Ferdinand IV ; l’Autriche se préparait à la lutte, et l’Europe se liguait contre la France. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature