Résumé

Portrait de Stendhal Stendhal,  Pages d’Italie

“ Le gouvernement, à moins qu’il ne soit fort et séduisant comme celui de Napoléon, ne passe dans les mœurs qu’au bout d’un siècle. De là les progrès des beaux-arts pendant ce xve siècle, où la liberté (entendez toujours la liberté d’alors, la liberté gouvernante et non jouissante) commençait si fort à languir.
Les tyrans d’Italie, pleins d’énergie, de finesse, de défiance et de haine, et, dans les beaux-arts, d’esprit et de goût, n’eurent jamais aucun talent comme administrateurs : ils se moquaient de l’avenir ; ils écrasèrent l’industrie et le commerce.
”
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Portrait de Stendhal Stendhal,  Pages d’Italie

“ Dans les beaux jours de la religion l’inquisition aurait fait brûler l’auteur du Génie du Christianisme et suivant moi très justement. N’est-il pas bien impertinent au xixe siècle et bien impie au xiie, de dire que le christianisme cette machine sublime qui doit faire le bonheur et le malheur éternel de tous les hommes selon qu’ils l’auront connue ou ignorée, n’est qu’une bonne recette pour faire des chansons ? Le génie du christianisme, c’est les moeurs du xive siècle et non les phrases puériles de l’écrivain français. ”
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Portrait de Stendhal Stendhal,  Pages d’Italie

“ Le pauvre jeune homme qui s’aviserait de ne pas l’admirer est plus perdu que s’il se fût attaqué au gouvernement lui-même. Dans la prétendue république des lettres italiennes, tous les jeunes gens tremblent devant les vieux. Or, comme la chimie le montrait en France il y a peu d’années, c’est toujours parmi les jeunes gens que la vérité commence à se faire jour. Chaque capitale d’Italie a deux ou trois pédants de soixante ans qui font trembler tout ce qui s’occupe du culte de la vérité parmi les jeunes gens. ”
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