Résumé

Giuseppe Valeriani Histoire de l'administration du royaume d'Italie pendant la domination française… (1823)

Dès que Napoléon la transforma en monarchie, ce fut le premier qu'il attaqua, par la création des distinctions et des titres héréditaires. Il était, du reste, conséquent avec lui-même. Il fit ce que le nouvel état de choses exigeait. Il n'y a pas de monarque assez riche pour payer tous les services en argent : il créa une monnaie fictive pour y suppléer.
Il savait, d'ailleurs, que la vanité est un des plus puissans véhicules pour l'esprit humain. Il no se trompa pas, et vit en Italie , comme en France, même les plus ardens républicains briguer titres et décorations.
Source : Gallica

Giuseppe Valeriani Histoire de l'administration du royaume d'Italie pendant la domination française… (1823)

Deux républiques aristocratiques, Venise et Gênes, dont l'existence remontait à des siècles éloignés , s'écroulèrent au milieu de l'ébranlement général. La première , en voulant résister au torrent, perdit son rang politique.
La seconde changea, pour se conformer aux idées du temps, les bases de sa constitution, puis se perdit peu après dans l'Empire Français, comme un ruisseau dans un grand fleuve.
Un homme obscur, né dans une île de la Méditerranée, et dont la fortune devait, pendant vingt ans , étonner le monde et faire le malheur de l'Europe, avait fomenté nos discordes intestines.
Source : Gallica

Giuseppe Valeriani Histoire de l'administration du royaume d'Italie pendant la domination française… (1823)

Il pouvait être d'une sage politique d'attacher au trône les familles les plus influentes par leur considération et leur fortune ; mais il fallait atteindre ce but par l'attrait des honneurs et des séductions dont le pouvoir dispose. Napoléon ne pensa pas que tant de précautions fussent nécessaires, et il crut que tout devait céder à sa volonté. Il rendit, le 26 juin, un décret qui créait des gardes d'honneur et des vélites royaux, et qui obligeait les frères, fils, neveux, petits-neveux et
cousins des citoyens les plus imposés, de concourir à la formation de ces corps.
Source : Gallica

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