Résumé

Stendhal - Rome, Naples et Florence…

Hélas ! le bourgeois de Florence d’aujourd’hui n’a aucune passion ; car leur avarice n’est pas même une passion : ce n’est qu’une des convenances de l’extrême vanité combinée avec la pauvreté extrême.
Florence, pavée de grands blocs de pierre blanche de forme irrégulière, est d’une rare propreté ; on respire dans ses rues je ne sais quel parfum singulier. Si l’on excepte quelques bourgs hollandais, Florence est peut-être la ville la plus propre de l’univers, et certainement l’une des plus élégantes. Son architecture gréco-gothique a toute la propreté et tout le fini d’une belle miniature.
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Stendhal - Rome, Naples et Florence…

Une femme est fidèle à son amant qui voyage pendant dix-huit mois ou deux ans ; mais il faut qu’il écrive. Meurt-il, elle est au désespoir, mais par l’effet de la douleur d’aujourd’hui et non en pensant à celle de demain. De là le manque de suicides par amour. C’est une maxime parmi les amants, que, lorsqu’on va passer quelques mois loin de sa maîtresse, il faut la quitter à demi brouillé. À Bologne, l’amour et le jeu sont les passions à la mode ; la musique et la peinture, les délassements ; la politique, et sous Napoléon l’ambition, le refuge des amants malheureux.
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Stendhal - Rome, Naples et Florence…

À Rome, quand on célèbre un mariage dans une église, cette idée d’inviolabilité et de fidélité éternelle n’entre dans la tête de personne. Comme le mari sait cela d’avance, comme c’est une chose reçue et convenue, à moins qu’il ne soit épris lui-même, ce qui le placerait dans la situation d’un amant à l’égard de sa maîtresse, il ne s’inquiétera guère de la conduite de sa femme après les premières années.
Il est un pays, où le mariage n’est qu’une affaire de bourse ; les futurs ne se voient que quand les deux notaires sont bien d’accord sur les articles du contrat.
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