Résumé

Stendhal - Rome, Naples et Florence…

« Qu’allez-vous chercher à Rome, me dit-il hier soir au café de l’Académie, la beauté sublime ?
Eh bien ! notre lac de Como est, dans la nature, ce que les ruines du Colysée sont en architecture, et le saint Jerôme du Corrége parmi les tableaux. — « Je ne partirais jamais, lui dis-je, si j’écoutais mon penchant. J’userais tout mon congé à Milan. Je n’ai jamais rencontré de peuple qui convienne si bien à mon âme. Quand je suis avec les Milanais, et que je parle milanais, j’oublie que les hommes sont méchants, et toute la partie méchante de mon âme s’endort à l’instant. »
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Stendhal - Rome, Naples et Florence…

Or, en littérature, la force est synonyme d’influence, d’effet sur le public, de mérite. M. Pellico est bien jeune, et il a le malheur d’avoir juste la position d’un homme sans nulle fortune, à qui un hasard barbare, au lieu du front d’airain d’un intrigant, a donné une âme généreuse et tendre. Les calomnies l’affligent. Comment voulez-vous que se venge un sot ? lui dis-je ; il me répond : « Le plus beau jour de ma vie sera celui de ma mort [10] . » L’amour est divinement peint dans sa Francesca da Rimini.
Je trouve souvent, dans la loge de M. de Brême.
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Stendhal - Rome, Naples et Florence…

Le maréchal Davoust, roi de Naples, eût agrandi l’Europe de ce côté. Je ris quand je vois les Anglais se plaindre d’y être assassinés. À qui la faute ? En 1802, Napoléon civilisa le Piémont par mille supplices qui ont empêché dix mille assassinats. Je ne dis pas qu’à la Louisiane, chez un peuple sans passion, raisonneur et flegmatique, l’on ne puisse parvenir à supprimer la peine de mort. En Italie, Milan excepté, la peine de mort est la préface à toute civilisation. Ces imbéciles de Tedesk, qui essayent de nous gouverner, ne font pendre un assassin qu’autant qu’il confesse son crime.
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