Gabriel Prévost

Résumé

Gabriel Prévost L'Italie en 1869 : notes de voyage (1869)

Ces observations ne me semblent pas oiseuses, si l'on veut se faire une idée juste des mœurs en Italie. La langue n'est, en effet, que le résultat du besoin d'exprimer et l'on n'a à exprimer que ce que l'on sent.
C'est ainsi que l'Italie, qui est la patrie de l'amour, a une infinité de mots pour le traduire. Un seul, en France, aimer qui s'applique à tout, depuis la paire de bottes, qui ne vous serre pas les pieds, j usqu'à l'Héloïse qu'on célèbre en dithyrambe. L'on aime la viande et l'on aime son mari. L'on aime tout, et trop souvent, hélas avec le même vide de sentiments.
Source : Gallica

Gabriel Prévost L'Italie en 1869 : notes de voyage (1869)

La première chose qui frappe, en parcourant l'Italie du Nord au Sud, c'est l'extrême variété dont elle est empreinte. Si, politiquement parlant, l'Italie s'est rapidement fondue dans la grande unification nationale, chaque ville a gardé sa physionomie propre et distincte de sa voisine, une sorte d'individualisme pittoresque, d'où résulte
que Gênes ne ressemble pas à Milan, ni Milan à Florence, ni Florence à Naples, ni Naples à Venise, ni Venise a Bologne, ni toutes ces villes à Rome et aux villes qui en dépendent.
Source : Gallica

Gabriel Prévost L'Italie en 1869 : notes de voyage (1869)

L'on rencontre des blondes danstoute l'Italie, si ce n'est en Sicile. Toutefois, l'Italienne a, en général, des cheveux noirs mais d'un noir lustré, qui fait encore valoir la blancheur d'un teint mat, tirant sur le marbre. Il y a, sans doute, comme partout, des femmes qui ne sont pas des Vénus, mais toutes les Italiennes ont deux choses que j'essaierais en vain de fixer par des mots les yeux et le sourire; et quand elles sont jolies, on envie aux Orientaux cette poésie descriptive qui met un volume à décrire les beautés d'une femme, après avoir passé des heures à les étudier.
Source : Gallica

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