Gabriel Prévost, L'Italie en 1869 : notes de voyage (1869)
“ Ces observations ne me semblent pas oiseuses, si l'on veut se faire une idée juste des mœurs en Italie. La langue n'est, en effet, que le résultat du besoin d'exprimer et l'on n'a à exprimer que ce que l'on sent. C'est ainsi que l'Italie, qui est la patrie de l'amour, a une infinité de mots pour le traduire. Un seul, en France, aimer qui s'applique à tout, depuis la paire de bottes, qui ne vous serre pas les pieds, j usqu'à l'Héloïse qu'on célèbre en dithyrambe. L'on aime la viande et l'on aime son mari. L'on aime tout, et trop souvent, hélas avec le même vide de sentiments. ”
