Résumé

L. Geofroy Revue des Deux Mondes

Sans doute la république n’avait pas de raison d’être en Italie, sans doute elle était antipathique à l’immense majorité de la nation ; mais tout n’est-il pas possible à une poignée d’hommes audacieux au milieu d’un pays qui s’abandonne, et n’est-il pas à craindre que la même torpeur inerte qui se l’est laissé imposer ne s’oppose de long-temps à ce qu’on la renverse ? Il y avait à Rome, en Toscane, en Piémont, une majorité immense qui pensait comme M. d’Azeglio, qui trouvait ses paroles les plus raisonnables du monde et n’avait pas le moindre penchant pour M. Mazzini.
Source : Wikisource

L. Geofroy Revue des Deux Mondes

Vive la réforme ! ils ont crié : Vive la constituante ! sans y voir plus clair que la garde nationale du 23 février.
En Italie, on a constamment et essentiellement besoin de crier quelque chose. Après avoir depuis deux ans successivement acclamé la réforme, la ligue, la constitution, Pie IX (hélas !) et tous les souverains, même le roi de Naples un instant, la mode était venue de crier vive la constituante ! La constituante de quoi ? À coup sûr, les clubistes en plein vent de Gênes et de Livourne, pas plus que les fortes têtes du Circolo romano, n’auraient su le dire.
Source : Wikisource

L. Geofroy Revue des Deux Mondes

Mamiani et Sterbini viennent de passer dans la classe des libéraux renégats. Nous ne connaissons pas de fléau plus grand pour notre Italie renaissante ; mais la révolution est comme le vent qui sépare le bon grain de la paille. C’est donc un bonheur pour le peuple romain et pour l’Italie que le naufrage politique de ces deux doctrinaires ambitieux, Pietro Sterbini et Terenzio Mamiani. Espérons que du milieu du peuple un Gédéon se lèvera, un tribun qui du haut du Capitole fera appel à l’Italie, une voix qui fera reconnaître les antiques merveilles et laissera le monde dans la stupeur.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature