Eugène Forcade, Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 décembre 1859
“ Tout gouvernement, écrit M. Orges, qui n’a rien à attendre de l’opinion publique et qui la redoute au contraire doit naturellement, dans l’intérêt de sa conservation, opprimer la presse ; mais si des dangers viennent à le menacer au dehors et s’il a besoin de l’appui de l’opinion, il ressent alors à fond les dommages causés par le bâillonnement de la presse. Une presse libre peut seule en effet, à un moment donné, procurer à un gouvernement des bras, des finances, et provoquer l’enthousiasme qui inspire les grands sacrifices. ”
