Résumé

Marius Vachon Le Château de Saint-Cloud, son incendie en 1870… (1880)

LES richesses artistiques de tout genre que renfermait le château de Saint-Cloud en faisaient un véritable musée, dont la destruction est pour l'art français une perte irréparable. Mignard, Lemoyne, Coypel, Alaus, avaient couvert ses murailles de peintures admirables, dont quelques-unes étaient des chefs-d'oeuvre. La galerie d'Apollon, décorée par le premier, était une merveille qui soutenait la comparaison avec la galerie célèbre du même nom à Versailles
Source : Gallica

Marius Vachon Le Château de Saint-Cloud, son incendie en 1870… (1880)

Aujourd'hui que Paris a capitulé, que la paix est sur le point d'être signée et que dans ces conditions les troupes doivent respecter les propriétés du vaincu, j'ose espérer, monseigneur, que vous permettrez à un ancien officier qui a le regret de ne pouvoir rendre que ce service à son pays, de reprendre possession du domaine de Saint-Cloud et de ses dépendances. Permettez-moi, monseigneur, d'exposer à Votre Altesse le but que je compte atteindre en retournant habiter les dépendances du château, bien que le corps principal soit incendié. Six bâtiments sont encore habitables.
Source : Gallica

Marius Vachon Le Château de Saint-Cloud, son incendie en 1870… (1880)

Cet accueil flatteur de la part du roi, qui n'en était pas prodigue, parut d'un bon augure à Mignard ; Louis XIV examina tous les salons et la galerie d'Apollon avec le plus grand soin. Sa visite terminée, il se tourna vers sa suite : « Messieurs, je souhaite fort que les peintures de mes galeries de Versailles répondent à la beauté de celles-ci. » L'éloge était délicat ; le roi rendait hommage au talent de Mignard sans blesser Lebrun. Cette visite valut au peintre de Saint-Cloud de peindre plus tard à Versailles les petits appartements et la galerie qui porte aujourd'hui son nom.
Source : Gallica

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