Résumé

H. Pigeonneau Versailles pendant le siège de Paris…

Le bombardement continuait avec un redoublement de violence. Dans la soirée du 26 janvier, au moment où couraient déjà les premiers bruits d’armistice, les batteries de Saint-Cloud, de Meudon et de Châtillon tonnaient sans relâche, comme si elles eussent voulu épuiser leurs munitions ou s’acharner sur les ruines de nos forts démantelés. Les éclairs qui se succédaient aussi rapides que dans une nuit orageuse d’été illuminaient le ciel morne et froid : une lueur sinistre embrasait l’horizon au-dessus de Saint-Cloud et semblait s’échapper d’un vaste foyer d’incendie.
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H. Pigeonneau Versailles pendant le siège de Paris…

À partir du mois de février, les portes de Paris s’entr’ouvrent : la vérité commence à se faire jour. Les Parisiens ont pu aujourd’hui constater par leurs yeux l’exagération des bruits semés sur les travaux et sur les forces des Prussiens. Ils ont pu apprécier, par le parti que l’ennemi en a tiré, l’importance des positions stratégiques qui dominent Paris, et qui, solidement fortifiées, l’auraient rendu inabordable et impossible à bloquer. Ils ont parcouru les villages dévastés ; ils ont visité les ruines de Meudon, de Garches et de Saint-Cloud.
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H. Pigeonneau Versailles pendant le siège de Paris…

Si l’armée de Paris, après avoir écrasé sous le feu des forts et de la redoute des Hautes-Bruyères les positions de L’Hay, de Chevilly et de Thiais, seules défenses du plateau qui domine la Seine, débouchait dans la plaine et réussissait à couper les ponts de Villeneuve-Saint-George, il ne restait à l’état-major prussien d’autres ressources que de lever le blocus de la rive gauche, et de risquer avec 100,000 hommes une bataille désespérée, pendant que les corps du général von der Thann et du grand-duc de Mecklembourg disputeraient pied à pied la route d’Orléans.
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