H. Pigeonneau, Versailles pendant le siège de Paris…
“ Le bombardement continuait avec un redoublement de violence. Dans la soirée du 26 janvier, au moment où couraient déjà les premiers bruits d’armistice, les batteries de Saint-Cloud, de Meudon et de Châtillon tonnaient sans relâche, comme si elles eussent voulu épuiser leurs munitions ou s’acharner sur les ruines de nos forts démantelés. Les éclairs qui se succédaient aussi rapides que dans une nuit orageuse d’été illuminaient le ciel morne et froid : une lueur sinistre embrasait l’horizon au-dessus de Saint-Cloud et semblait s’échapper d’un vaste foyer d’incendie. ”
