Henri Pigeonneau,
Versailles pendant le siège de Paris
(1894)
“ Le bombardement continuait avec un redoublement de violence. Dans la soirée du 26 janvier, au moment où couraient déjà les premiers bruits d'armistice, les batteries de Saint-Cloud, de Meudon et de Châtillon tonnaient sans relâche, comme si elles eussent voulu épuiser leurs munitions-ou s'acharner sur les ruines de nos forts démantelés. Les éclairs qui se succédaient aussi rapides que dans une nuit orageuse d'été illuminaient le ciel morne et froid : une lueur sinistre embrasait l'horizon au-dessus de Saint-Cloud et semblait s'échapper d'un vaste foyer d'incendie. ”
