C. H.

Élements biographiques

C. H.,  Guillemine : idylle bourgeoise (1878)

“ Ces remparts, glorieux dans une autre saison, Gênent parfois ses vœux ainsi qu'une prison ; Elle voit, d'un regard qui n'est pas toujours tendre, Saint-Servan, sa rivale, à ses côtés s'étendre; Mais son poste avancé qui garde notre seuil, Ce vieux poste d'honneur rassure son orgueil : Son rocher lui suffit; car son nom seul encore, L'Océan le connaît et l'Océan l'honore.
Souvent, gens de la mer, lorsque vous approchez De ce rocher, gardé par tant d'autres rochers, Vous sourcillez; le flot s'y cabre; ces parages Sont durs à parcourir et féconds en naufrages ; La peine est près du but.
”
Source : Gallica

C. H.,  Cuisery (1868)

“ Ce n'est pas un ruisseau jouant dans la prairie, Ce n'est pas un grand fleuve aux ondes en furie, Non, c'est une rivière aux contours gracieux, C'est la Seille paisible aux cours silencieux, Elle s'en va tranquille et sa rive odorante Rappelle au voyageur les plages de Sorente.
La multiple industrie a conquis tous ses bords ; Partout c'est le travail et ses rudes efforts, Les fours à chaux, à brique, et la turbine active Jétant son sourd murmure à l'une et l'autre rive.
”
Source : Gallica

C. H.,  Guillemine : idylle bourgeoise (1878)

“ Mais Alan dépassa Dinard; lorsqu'il fallut Tourner sa pointe, il dut à Rouvâz son salut.
Le vieux brave, en deux coups de sa main assurée, De l'anse entre les rocs força la rude entrée, Et puis : « Voici la brise! Assez de ce travail!
Dit-il. Hisse la voile! » Il prit le gouvernail,
Et sur les flots domptés, fendus en droite ligne, Le bateau bien mené fila comme un beau cygne.
”
Source : Gallica

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