Résumé

Gaspar Descombes,  A travers champs, poème erratique… (1879)

“ Édifiés par lui, les empires florissent ; Oublieux de ses lois, ils déchoient et périssent.
Du malheureux blessé que nous avons cité, Nous dissimulerons, mû par la charité, Les gestes, le vrai nom, sa déplorable histoire Aux gens de son pays encor vivants, notoire.
Sa mère le sevrait, le sein il lui mordit, Châtiment aussi prompt, sa lèvre se fendit ; Sous son immonde barbe, homme fait, il la cache, Ses voisins indiscrets l'ont surnommé Moustache.
”
Source : Gallica

Gaspar Descombes,  A travers champs, poème erratique… (1879)

“ Orateur éloquent, de ton séjour céleste, Inspire, soutiens-moi dans mon travail modeste.
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En astre rayonnant, je t'ai vu vers les cieux T'élever, à ta mort, admis parmi les dieux : Dans les sereines nuits, ton étoile qui brille, Près des fils de Léda se distingue et scintille.
Aux corsaires du lac, des écoliers hardis, Aux crix : « congé ! congé ! » jetés haut les mardis, D'enlever leurs bateaux se faisant un délice, Voguent jusqu'à Talloire, à leur moment propice, Y laissent à vau-l'eau, flottante sur le bord, Leur prise, que le maître attend longtemps au port.
”
Source : Gallica

Gaspar Descombes,  A travers champs, poème erratique… (1879)

“ Hélas ! qui ne perdit ou son père ou sa mère, Un être aimé ? La vie est une plante amère.
Par cet événement, le cœur tout attristé, Pour voir un lieu jadis par Jean-Jacque habité, Je reprends, tout pensif, mon bâton de voyage, Et vais, sans m'arrêter, droit à son ermitage.
On m'y fait remarquer, par chacun respecté, Beau vieillard, un rosier que lui-même a planté ; Meuble simple, formé du bois blanc de mélèze, Son lit vide à côté de celui de Thérèse, - Où s'inscrivent les sots : par eux pont inventé, Pour arriver tout droit à la postérité.
”
Source : Gallica

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