Jean-Léopold Courcelle-Seneuil, Épître à M. X. en réponse à sa lettre au sujet des massacres du Liban (1861)
“ Dors en paix ! cher ami; si je rime aujourd'hui, C'est pour te dérider, c'est pour chasser l'ennui. Il est en moi pourtant un être qui s'agite, Dans un corps qui se meut, une âme qui palpite ; Un esprit qui toujours, en scrutant le passé, Explore l'avenir d'illusions bercé. Ma vie est une mer : tour à tour sa surface S'agite avec fureur ou se couvre de glace. Tantôt je vois briller un astre radieux, Qui tantôt disparaît dans un lointain brumeux; Dans mon cœur tourmenté, chaque jour, l'allégresse Prend place, disparaît, ou se change en tristesse. ”
