Jean-Léopold Courcelle-Seneuil

Élements biographiques

Jean-Léopold Courcelle-Seneuil Épître à M. X. en réponse à sa lettre au sujet des massacres du Liban (1861)

La Poésie, enlin, c'est, avec l'harmonie, Notre âme qui s'envole à la science unie; De notre être pensant c'est l'esprit épuré, Et, dans ce même esprit, le principe éthéré; Un cœur que fait bondir la plus mince influence, Le pouvoir sensitif dans une intelligence.
Pour dire avec succès dans la langue des dieux, Le poète a besoin d'accents mélodieux; Ardent à concevoir, il faut que son langage Frappe au cœur du savant, de l'artiste et du sage.
Source : Gallica

Jean-Léopold Courcelle-Seneuil Les massacres du Liban : ode (1860)

Ils sont partis : la mer calme et tranquille Frémit d'orgueil, entr'ouvre ses sillons; Le soleil luit et l'aquilon docile, Devant Beyrouth pousse nos bataillons.
Les fugitifs déjà sur le rivage Sont tous venus; ils sont tous à genoux; Un long vivat retentit sur la plage; Tous les bras sont tendu vers nous.
Nous répondons; l'écho répète Sur tous les sommets du Liban; Le bruit qui dans l'air se renète !
Fait tressaillir le Musulman.
Muse, raconte le délire De ces Chrétiens infortunés, Quand le ciel daigne leur sourire, Eux, au désespoir condamnés.
Source : Gallica

Jean-Léopold Courcelle-Seneuil Épître à M. X. en réponse à sa lettre au sujet des massacres du Liban (1861)

Dors en paix ! cher ami; si je rime aujourd'hui, C'est pour te dérider, c'est pour chasser l'ennui.
Il est en moi pourtant un être qui s'agite,
Dans un corps qui se meut, une âme qui palpite ; Un esprit qui toujours, en scrutant le passé, Explore l'avenir d'illusions bercé.
Ma vie est une mer : tour à tour sa surface S'agite avec fureur ou se couvre de glace.
Tantôt je vois briller un astre radieux, Qui tantôt disparaît dans un lointain brumeux; Dans mon cœur tourmenté, chaque jour, l'allégresse Prend place, disparaît, ou se change en tristesse.
Source : Gallica

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