Résumé

Délassement d'un Conseiller honoraire (1855)

Dans l'Olympe, parmi les dieux Qui s'enivraient d'encens et d'ambroisie, Le plus beau, le plus radieux, C'est Apollon, dieu de la poésie.
Quand le poëte est languissant, Ses souvenirs le raniment encore, Et l'éclat d'un soleil couchant De ses beaux jours lui rappelle l'aurore., Et lorsque enfin l'homme succombe, Vers un ciel pur d'avance transporté, L'esprit laisse le corps descendre dans la tombe Pour s'unir avec Dieu dans l'immortalité.
Source : Gallica

Délassement d'un Conseiller honoraire (1855)

A Madame Céleste M*** Quand un hommage est accepté , Pour un amant tout est délice, Mais quand l'hommage est rejeté, L'amour alors n'est qu'ion supplice.
Quant à moi par l'âge abrité Je ne crains pas ce sort funeste, Un sentiment plus pur m'attache à la beauté En qui l'esprit, la grâce et la bonté Et jusqu'au nom , tout est Céleste.
Source : Gallica

Délassement d'un Conseiller honoraire (1855)

J'en fais encor dans ma vieillesse, Joignant ainsi mon automne au printemps A Thémis, par nécessité, Je consacrai les trois quarts de ma vie ; En recouvrant ma liberté, Je ne puis mieux tromper l'oisiveté Qu'en cultivant la poésie.
La poésie est une flamme Qui se répand dans l'univers; Tour à tour elle excite l'ame Ou la charme par de beaux vers.
C'est par elle qu'en nos vieux ans Le cœur renaît. l' esprit s'épure, Par la beauté de ses accents, Tout rajeunit dans la nature.
Source : Gallica

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