Nicolas-Louis Achaintre

Résumé

Nicolas-Louis Achaintre Le législateur tel qu'il devroit être… (1797)

Telle et plus droit encor, vers son but s'achemine, D'un bon législateur rame noble et divine.
Mais pour votre pays quelque partait amour Qui brûle en votre cœur et l'anime toujour ; Quelque zèle agissant, quelque bouillant courage , Dont un heureux destin vous fasse l'avantage ; Et quelque rare esprit qui vous vienne des cieux, Ces dons pour vous sont nuls et même dangereux, Si du cœur des humains vous n'avez la science, Et des antiques faits l'entière connoissance.
L'homme pendant sa vie à lui-même opposé, De contradictions paroît un composé.
Source : Gallica

Nicolas-Louis Achaintre Le législateur tel qu'il devroit être… (1797)

La morale ajoutée à la religion , En est le terme heureux et la perfection.
La morale pour l'homme est un censeur sévère, Qui toujours le reprend, le convainc et l'éclairé.
La morale fait plus : elle est pour les états, Ce qu'aux ouvriers sont la règle et le compas.
La morale , en un mot, tient le sort des empires, Elle les rend meilleurs , jamais ne les rend pires
Source : Gallica

Nicolas-Louis Achaintre Le législateur tel qu'il devroit être… (1797)

Un peuple sans religion ne pourroit être qu'un peuple de brigands, son législateur un scélérat, sa constitution un monstre en morale et en politique. Ou plutôt, disons mieux : il n'a jamais existé de peuple qui n'ait adoré une divinité quelconque. Si quelquefois des hommes téméraires , impies et sacrilèges se sont efforcés d'anéantir cette croyance si utile au bonheur du monde ; semblables à ces feux perfides qui pendant une nuit obscure égarent et trompent le voyageur
Source : Gallica

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