Résumé

Thiriot Appel aux gens de lettres, par un ami de la paix (1814)

Si une pareille révolution peut-être l'ouvrage d'une seule tête; si elle peut sans autre secours qu'elle-même entraîner la multitude ; si des charlatans tels que Mesmer , Cagliostro, par leurs prestiges, ont livré tant d'esprits a de pures chimères, que ne fera pas une foule de gens éclairés, tonnants avec toutes les armes de la raison et de l'éloquence, contre un préjugé cruel et barbare, auquel ils substituent une vérité innée, qui est dans tous les coeurs, et d'où découle toute espèce de bonheur général ou particulier.
Source : Gallica

Thiriot Appel aux gens de lettres, par un ami de la paix (1814)

Le projet d'une paix perpétuelle ne parait donc plus un rêve, une chimère; il se présente de lui-même. Les circonstances sont changées, l'opinion des peuples a subi les plus étonnantes métamorphoses , un désir , une volonté prononcée, ont remplacé une soumission aveugle : ils veulent bien porter le joug ; mais ils veulent aussi savoir pourquoi, comment, et quel sera ce joug. Les souverains eux-mêmes , sentent qu'ils doivent partager leur puissance avec la nation, et qu'ils ne sont que les exécuteurs des lois mutuellement consenties.
Source : Gallica

Thiriot Appel aux gens de lettres, par un ami de la paix (1814)

La crise salutaire qui vient de s'opérer en France et dans l'Europe, est on ne peut pas plus favorable à mon projet. La sagesse et la modération des monarques du Nord, en nous offrant une paix raisonnable, prouvent combien ils sont fatigués de la guerre, et combien l'Europe a besoin de repos. Le génie ambitieux qui faisait ses délices du carnage, n'a plus les moyens de s'y livrer : il va donc heureusement cesser, et les peuples et les rois respireront avec tranquillité
Source : Gallica

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