Louise Dauriat

Résumé

Louise Dauriat Épître à M. de Lamartine (1832)

On y retrouve peu les traces de l'esprit Qui peignit les martyrs et le christianisme.
D'un beau talent qu'importe une faible lueur Au milieu des éclats d'une indigne colère?
Pensez-vous qu'un cœur droit l'excuse ou la tolère?
Je vous le dis : honte à l'approbateur De votre écrit conspirateur.
Souvent vous n'y suivez que des routes battues ; Vous vous servez de tout, vous attachez à tout; Vous descendez souvent jusqu'au plus mauvais goul; A peine pouvez-vous dissimuler des vues Qu'une ombre de pudeur craint de manifester; Vous flattez les partis pour mieux les exciter.
Source : Gallica

Louise Dauriat Épître à M. de Lamartine (1832)

Eclairés par les temps, mieux instruits par l'histoire, Quelques uns frémiront de la coupable erreur Qui leur a fait souiller la plus belle victoire En osant invoquer les jours de la terreur; En osant, animés d'une aYdeur meurtrière, Invoquera grands cris l'ombre de Robespierre; En osant persister, dans leur fougue éperdus, De ce monstre et des siens à vanter les vertus.
Source : Gallica

Louise Dauriat Épître à M. de Lamartine (1832)

N'en doutons pas, en tout temps, en tout lieu , Lorsqu'un sage apparaît, c'est un sauveur du monde, Oui, c'est un fils, un envoyé de Dieu.
Oui, tout à ma raison l'atteste, La charte évangélique est un présent céleste.
Toutefois, dans les mains des prêtres factieux Toujours elle devient une arme sanguinaire; Alors le châtiment, mais terrible, exemplaire, Qui révolte ton cœur, épouvante tes yeux, Tôt ou tard est remis au glaive populaire !.
Quoi ! le peuple a-t-il tort de livrer des combats Au fanatisme égorgeant la patrie?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature