Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin Necker , par J. Girardin (1885)

Assurément la politique ne se doit jamais séparer de la morale, mais la morale sans habileté ne suffit pas; l'habileté même, celle qu'avait Necker, celle qui consiste à considérer un fait sous tous ses aspects, pour ne se décider qu'après mûre réflexion, n'empêche pas les erreurs. Il y a dans certains faits quelque chose qui est si fort audessus de la prudence humaine, qu'il faut comme une seconde vue, qui découvre, à la lueur d'une vive et subite intuition, le moment précis d'agir, passé lequel les événements sont plus forts que les plus grands hommes.
Source : Gallica

Jules Girardin Necker , par J. Girardin (1885)

Thomas, qui mettait plus de son cœur et moins de sa vanité dans sa liaison avec les Necker, a tracé de madame Necker un portrait plus idéal, dans son Essai sur les femmes : les grands traits de caractère sont les mêmes que ceux du croquis de Marmontel.
Pleine de tendresse pour son mari et d'admiration pour son caractère et ses hautes
facultés, elle l'entourait d'une espèce de culte auquel elle voulait convertir tout le monde.
Source : Gallica

Jules Girardin Necker , par J. Girardin (1885)

Cependant, comme ces défauts, particuliers à l'esprit de Necker, appartiennent aussi à l'esprit public de son temps, ils ne font pas encore trop saillie sur le niveau général.
Comme, d'un autre côté, les talents administratifs de l'homme sont reconnus même de ses ennemis, que son désintéressement est proverbial, qu'il introduit les réformes les plus urgentes et retarde l'explosion s'il ne peut l'empêcher, sa popularité est immense et méritée. S'il n'a pas l'héroïsme qui dompte la fortune dans les grandes crises, il a le courage de tous les jours, moins brillant, mais plus utile.
Source : Gallica

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