Népomucène-Louis Lemercier

Résumé

Népomucène-Louis Lemercier Un de mes songes, ou Quelques vers sur Paris… (1802)

« C'est moi qui, des humains diligente maîtresse, « Les ranime au travail quand ma rigueur les presse.
« Plutus , épaississant votre corps engourdi, « Appesantit vos pas sous un ventre arrondi : « On tient de moi la force et la taille légère « Qui dompte la fatigue et triomphe à la guerre.
« Plutus, dans les cités, endort les orateurs , « Et les change en muets , souvent en imposteurs : « Moi, toujours pour le peuple éveillant leur courage, « J'excite leur génie à prévoir l'esclavage ; » Je donne la santé du corps et de l'esprit.
Source : Gallica

Népomucène-Louis Lemercier Un de mes songes, ou Quelques vers sur Paris… (1802)

Les peintres d'histoire ne sont pas jugés par les dessinateurs d'éventails : il serait à desirer que les poètes ne le fussent pas par des rimeurs.
On remarquera que je me ris quelquefois des faux Aristarques , et néanmoins personne n'est plus reconnaissant que moi des avis que me donnent les critiques éclairés et impartiaux ; leur ton délicat les distingue de ceux qui, je crois , corrompent le goût, dont ils se disent les conservateurs, et qui énervent les esprits. Ces gens-là ne doutent jamais , et dogmatisent toujours : l'homme instruit fait le contraire toute sa vie.
Source : Gallica

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