Résumé

Portrait de Molière Molière Sganarelle, ou le Cocu imaginaire

Mais vous-même à ses voeux engageâtes ma foi.
- Gorgibus -
Lui fût-elle engagée encore davantage,
Un autre est survenu dont le bien l'en dégage.
Lélie est fort bien fait ; mais apprends qu'il n'est rien
Qui ne doive céder au soin d'avoir du bien ;
Que l'or donne aux plus laids certains charmes pour plaire,
Et que sans lui le reste est une triste affaire.
Valère, je crois bien, n'est pas de toi chéri ;
Mais, s'il ne l'est amant, il le sera mari.
Plus que l'on ne le croit, ce nom d'époux engage,
Et l'amour est souvent un fruit du mariage.
Source : Gutenberg

Portrait de Molière Molière Sganarelle, ou le Cocu imaginaire

Donc, après m'avoir fait la plus sensible offense
Qui puisse d'une femme exciter la vengeance,
Tu prends d'un feint courroux le vain amusement
Pour prévenir l'effet de mon ressentiment ?
D'un pareil procédé l'insolence est nouvelle !
Celui qui fait l'offense est celui qui querelle.
- Sganarelle -
Eh ! la bonne effrontée ! A voir ce fier maintien,
Ne la croirait-on pas une femme de bien ?
- La femme de Sganarelle -
Va, poursuis ton chemin, cajole tes maîtresses,
Adresse-leur tes voeux, et fais-leur des caresses :
Mais rends-moi mon portrait sans te jouer de moi.
Source : Gutenberg

Portrait de Molière Molière Sganarelle, ou le Cocu imaginaire

SCÈNE XIV. - Sganarelle, la femme de Sganarelle, sur la porte de sa maison, reconduisant Lélie ; Lélie.
- Sganarelle -
(à part, les voyant.)
Ah ! que vois-je ? Je meure !
Il n'est plus question de portrait à cette heure :
Voici, ma foi, la chose en propre original.
- La femme de Sganarelle -
C'est par trop vous hâter, Monsieur ; et votre mal,
Si vous sortez si tôt, pourra bien vous reprendre.
Source : Gutenberg

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