Le Tartuffe

Définition et enjeux

Portrait de Théodore de Banville Théodore de Banville,  Œuvres de Théodore de Banville… (1889)

“ Heureusement votre âme est encore assez probe Pour démasquer Tartuffe, un allongeur de robe, Qui cache à tout propos son coeur licencieux Sons le manteau divin de l'église et des cieux, Et qui, tout en parlant de l'enfer lamentable, Pousse pieusement Elmire sur la table ; Tartuffe, ce penseur aux lèvres de rubis due nous trouvons partout et sous tous les habits; Qui tâte des deux mains en profond philosophe, Le désir sous les mots, la chair avec l'étoffe, Et dans ce monde étrange où le mal est tyran Serait leur maître à tous, s'ils n'avaient pas don Juan ! ”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Legouvé Ernest Legouvé,  Dernier travail, derniers souvenirs

“ Eh bien ! le personnage de Tartuffe, et surtout celui d’Elmire, nous offrent un exemple plus saisissant encore du goût de Molière pour assembler les contraires, et de son génie pour les concilier.
Tartuffe est peut-être la conception la plus originale, la plus puissante de notre poète. Il se compose de deux personnages absolument différents : l’un est comique, l’autre est terrible ; l’un doit faire rire, l’autre doit faire trembler. Rien ne le prouve mieux qu’un fait, sans exemple dans l’ancien répertoire. Tartuffe a été joué tour à tour par les valets et par les premiers rôles.
”
Source : Wikisource

Eustace Clare Grenville Murray,  Les hommes du Second Empire, silhouettes contemporaines (1873)

“ Quant à Molière, il eût été, de nos jours, tout aussi mal reçu que Corneille. La censure eût déchiqueté son Tartuffe, comme elle met en pièces la Dévote de Victorien Sardou et transforme son titre en celui de Séraphine. Si le Tartuffe se joue encore de temps à autre aux Français ou à l'Odéon, c'est parce qu'il existe depuis deux cents ans et que tout le monde le sait par coeur. ”
Source : Gallica

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