Abel Hermant

Abel Hermant

Résumé

Portrait de Abel Hermant Abel Hermant Le bourgeois (1924)

Qu'on les attribue au snobisme ou à une réaction passagère et sans péril contre la gêne de la vertu, peu importe. Je crois que le fond de bourgeoisie reste le même, et qu'il y aurait moins de cynisme s'il y avait plus de véritable dépravation.
— Prenez garde que, si vous innocentez les bourgeois sur l'excuse de leur cynisme, vous condamnez implicitement ceux qui sont hypocrites, et c'est encore le plus grand nombre. A moins qu'il ne vous prenne fantaisie de plaider aussi pour eux et que vous ne soyez d'humeur à faire l'éloge de l'hypocrisie.
Source : Gallica

Portrait de Abel Hermant Abel Hermant Le bourgeois (1924)

« ... C'est une chose très simple, c'est l'amour de la république. C'est un sentiment, et non une suite de connaissances ; le dernier homme de l'État peut avoir ce sentiment, comme le premier... L'amour de la patrie conduit à la bonté des mœurs, et la bonté des mœurs mène à l'amour de la patrie. »
— Arrêtons-nous, monsieur, dit Xavier. Nous ne pouvons pas tourner éternellement dans le même cercle... Mais savez-vous de quoi je m'avise, tout d'un coup ? Si la définition de la vertu nous embarrasse, après Montesquieu et Platon, c'est bien notre faute et nous ne l'avons pas volé.
Source : Gallica

Portrait de Abel Hermant Abel Hermant Le bourgeois (1924)

Les marquis n'y sont à rebours que des utilités plaisantes, des graciosos à la française, et presque des personnages de convention ; au lieu que les bourgeois sont toujours peints sur le vif. La preuve de leur vérité est qu'ils ne se ressemblent pas comme des ménechmes de théâtre. Ils n'ont pas moins l'air de famille, des traits communs par où ils représentent, et l'on peut aisément, par l'intermédiaire de
leur commerce, lier assez intime connaissance avec toute la bourgeoisie du siècle.
Source : Gallica

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