Résumé

Lettre d'un travailleur à Monsieur le Président de la République… (1881)

Quand nous aurons bien persuadé les malheureux que la religion a été de tous temps un leurre pour les maintenir dans le devoir, c'est-à-dire dans l'obéissance aux maîtres ; que la propriété, dans sa forme actuelle, n'est qu'une source d'iniquités et de misères sans nombre et que la famille ne peut servir, en l'état actuel, qu'à ceux qui ont à se partager les souliers d'un mort; tous les déshérités, jusqu'ici abrutis par la religion, écrasés par le capital et entravés par la famille, se lèveront comme un seul homme.
Source : Gallica

Lettre d'un travailleur à Monsieur le Président de la République… (1881)

Ils rejetteront les mensonges ridicules et les fausses espérances, reprendront le capital qui leur a été volé, et ne craindront plus de faire librement des enfants, car ce seront les enfants de l'humanité toute entière.
Alors, plus de parasites imposteurs, puisque plus de religions.
Plus de voleurs, puisque plus de propriétaires d'hommes, tirant du travail de ceux-ci de quoi donner le mauvais exemple : une vie oisive et heureuse.
Et plus de prostitution, légale ou autre, puisque les êtres humains pourront s'aimer librement, sans rien craindre pour l'avenir de leurs enfants.
Source : Gallica

Lettre d'un travailleur à Monsieur le Président de la République… (1881)

Si vous vous imaginez que les travailleurs admis à la Chambre vont regarder faire les lois comme des chiens assis en rond regardent cuire le fricot, en tirant la langue, et attendre de loin en loin un os ou l'écume du pot-au-feu parlementaire, vous vous trompez.
La vérité, la voilà : C'est la lutte des pauvres contre les riches, des affamés contre les pansus, des va-nu-pieds contre les voiturés, des laborieux contre les fainéants; en un mot, c'est la guerre sociale qui continue.
Source : Gallica

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