Résumé

Socialiste et Paysan. Coup d'oeil général… (1879)

GÉRARD.— C'est donc pas de votre faute, si vous êtes paysan au lieu d'être notaire ou propriétaire ?
GUILL. — Ah ! bien sans cloute que non, mais j'vous l'ai dit, si tout le monde avait de l'aisance personne ne voudrait plus faire le travail pénible, tout le monde choisirait l'état où il y aurait le moins de mal à avoir.
GÉRARD. —Ah! vous crovez ! regardez comme ces geux de socialistes sont gredins, ils rêvent, eux, ils travaillent pour mettre cette vérité en pratique : à chacun le produit intégral de son travail.
Source : Gallica

Socialiste et Paysan. Coup d'oeil général… (1879)

Vous allez demander de l'abnégation au patron qui occupe des ouvriers et qui chaque jour s'efforce de rogner la part qui leur revient pour leur travail afin d'arrondir la sienne! Car c'est comme ça que le capital grossit et ce qu'on appelle faire travailler son argent, c'est tondre de plus en plus près le travailleur jusqu'à ce qu'il se fâche, qu'on entame la peau, que le sang coule ; consultez donc les grèves dans lesquelles l'exploitation jette l'ouvrier sans aucun profit pour personne, et vous verrez ce que l'on peut attendre d'eux.
Source : Gallica

Socialiste et Paysan. Coup d'oeil général… (1879)

GÉRARD. — Vos réponses n'en disent-elles pas assez? votre fermier aussi dira qu'il épargne, mais ses épargnes seront comme je viens de vous le dire le produit de ce qu'il aura gratté sur ses ouvriers, puis sur vous qui aurez gratté sur les vôtres pour lui ; et au-dessus de tout cela, le propriétaire qui viendra lui sans rien faire que de dire : la terre est à moi, ramasser la gratte à tout le monde. Voyezvous l'origine du capital, la trouvez-vous, pure ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature