Alexis de Chabre, Boutades sur l'amour et le mariage… (1866)
“ Je crois à ce prestige, Ariste, à ce dictame Dont la femme enivrait le coeur de qui l'aimait ! Je crois au chevalier que l'amour enflammait, A celui qu'un regard savait rendre invincible , A celui qui s'offrait à la mort, impassible, Pour qu'un coeur adoré gardât son souvenir. Et si, dans ton dédain, tu me viens soutenir Que les temps sont passés de la chevalerie, Et qu'aux soldats suffit l'amour de la patrie, Je te dirai : L'amour constant et généreux, S'il ne fait des héros, fait encor des heureux; S'il donne aux uns la force, aux autres il dispense De plus douces faveurs ”
