Gaspard Abeille,
Lyncée, tragédie
“ Aux maux des amants l’amour m’a fait sensible, Quoi ? disais je, troubler un amour si paisible ? Ses soeurs d’un tel amour n’ont point senti les coups, Et leurs époux enfin ne sont que leurs époux. Mais que la raison veuille ou que l’amour consente, Qu’au meurtre de l’amant je contraigne l’amante, Mon coeur à ses fureurs peut il s’abandonner, Et l’amour se résoudre à me le pardonner ?Érigone Et croyez vous Seigneur que l’amour vous pardonne, Les douloureux assauts que votre coeur me donne, Quand je le vois, saisi d’un frivole chagrin, S’armer pour l’intérêt de son propre assassin ? ”
